Témoignages

[NDLR] Les témoignages sont publiés tels qu’ils nous sont envoyés. Les fautes d’orthographe et le langage utilisé ne sont qu’imputables à l’auteur.e des témoignages. Nous ne nous prononçons en aucun cas sur la véracité ni l’acuité des déclarations. Les témoignages sont rendus anonymes dans un souci de sécurité et de respect. Si vous désirez partager votre récit, écrivez-nous à esipuqam@gmail.com

7 avril 2015

Témoignage 1

22h05 : La manifestation cesse d’avancer sur Maisonneuve car des femmes ont été gazées; la manifestation est déclarée illégale juste après; les anti-émeutes sortent aussitôt des autobus pour diviser le groupe, poussant certaines femmes à remonter Simpson, lesquelles marchent calmement car elles pensent être coincées en souricière ou dirigées vers un véhicule en vue d’être arrêtées.

22h06 et suivant : Quatre femmes se tiennent bras dessus, bras dessous à l’avant du groupe qui avance sur Simpson, alors que le SPVM fonce sur les femmes à l’arrière. Les quatre femmes passent donc de la rue au trottoir, elles commencent alors à recevoir des coups de la part du SPVM. Une des quatre femmes remarque que, derrière elles, les agents se préparent (boucliers, élan) pour leur foncer directement dans le dos (comme un bélier). À force, deux des quatre femmes perdent de vue leur deux camarades. Elles sont les dernières à avancer, étant coincées par des personnes marchant lentement devant elles, car l’une a des problèmes au genou (ce qui est visible, car elle a une orthèse sur sa jambe), et car le SPVM continue de leur foncer dedans (environ chaque 10 secondes), ralentissant leur rythme (elles essaient de ne pas tomber, doivent se ressaisir…). Chaque fois, cela leur fait mal. Elles sont tendues, veulent que les agents cessent, leur crient « Mais on avance!!! » « On essaie de circuler!!! » « Mais on fait exactement ce que vous dites! » « Lâchez-nous! » « Arrêtez, câlisse! ». Une des deux femmes, une femme trans, se fait particulièrement rentrer dedans, est-elle ciblée parce qu’elle est trans? Le SPVM tente de séparer les deux femmes, donnant des coups sur les bras (elles se tiennent encore), à plusieurs reprises. Des femmes leur crient de cesser, sans succès. La femme portant une orthèse tombe, car la ligne de boucliers leur fonce dessus plus rapidement que la circulation sur le trottoir, elle est plaquée contre les agents; elle est relevée par des camarades, mais elle a très mal au genou (elle a eu mal pendant des jours, à cause de tous les coups reçus), sur lequel les agents ont frappé, malgré l’orthèse visible. Est-elle ciblée car elle est une personne racisée et en situation de handicap? Elle leur crie « Arrêtez, je suis blessée » et un agent répond « Avance si tu ne veux pas que ça fasse mal ». Les attaques par boucliers continuent. Un agent agrippe le foulard de la femme portant une orthèse, la tire violemment vers l’arrière, la fait reculer ainsi, l’étouffant donc avec son foulard. Sur Sherbrooke, les 10 femmes (environ) encore sur Simpson sont dirigées vers le Ritz, où elles sont toutes physiquement plaquées contre le mur, puis séparées (certaines sont forcées à traverser la rue). Plusieurs femmes peuvent alors quitter les lieux. Des agents demandent à des femmes de leur fournir l’itinéraire prévu pour rentrer à la maison.

19 avril 2012

Témoignage 1

J’étais jeudi le 19 avril 2012 parmi les étudiants qui ont occupés de façon pacifique l’Université du Québec en Outaouais (UQO). La vidéo présentée a été produite à la suite d’un abus indescriptible des forces policières de la ville de Gatineau. Voici ce que j’y ai vécu:

Après avoir tenté à plusieurs reprises d’entrer par diverses portes dans notre université bloquée par des policiers, des étudiants ont trouvé une porte qui n’était pas surveillé. Des centaines d’étudiants sont entrés. Il faut comprendre que nous étions tous très bouleversés par les blessures encourues à la tête par deux de nos camarades quinze minutes plutôt. Bavure policière? Oui. On ne frappe pas à la tête avec des matraques.

Donc on entre dans la cafétéria de l’UQO, on l’a vu aux infos ce matin, on chantait des slogans, faisait du bruit. Un leader improvisé à proposer qu’on prenne la parole pour discuter de notre vision de l’université. Tous ce sont assis aux tables, nous étions on ne peut plus pacifiques. Un à un les étudiants dénoncent l’entêtement du gouvernement, la marchandisation de l’éducation, la brutalité policière. Quelques minutes plus tard, l’anti-émeute débarque en trombe pendant notre exercice démocratique. Le mot d’ordre est lancé par un des leaders : on reste assis, on ne panique pas et on garde le silence pendant quelques minutes. Pendant que l’anti-émeute blindée se plaçait en ligne de front devant nous, nous les regardions silencieusement, un signe de peace des doigts en l’air.

Alors une mère s’est levée et a poursuivi l’exercice que nous entamions. Pendant près d’une heure, l’anti-émeute est restée là, plantée devant nous, avec l’air menaçant qu’on lui connait, à nous écouter discourir. J’ai moi-même pris la parole plusieurs fois. Nous étions émus. C’était beau à voir. Une rangée de G.I. Joe devant de simples étudiants tous assis, pacifiques et calmes. Nous prenions possession de notre université, cette institution de transmission du savoir, sans faire de grabuge (des policiers ont d’ailleurs brisé eux-mêmes des portes et des fenêtres avec leurs matraques). On leur a même offert de prendre la parole, naïvement, mais ça ne parle pas des G.I Joe.

A un moment donné, un policier nous a indiqué dans un microphone que nous étions en état d’arrestation pour méfait. Il nous a lu nos droits, l’anti-émeute nous a encerclés. Les policiers ont omis de nous donner l’avertissement que nous étions dans l’illégalité avant de nous arrêter. Aucun avis d’éviction n’a été émis. Ils n’ont pas respectés la procédure légale qui consiste à nous permettre de quitter les lieux.

Résignés et fiers, les étudiants sont sortis un à un, escortés par des policiers pour se faire sauvagement menottés (on en a des bleus) et être éventuellement amenés au poste. Mais c’était long. Après deux heures à attendre pacifiquement notre tour dans cette cafétéria, certains ont commencé à avoir soif et envie. Il faut savoir qu’à notre entrée dans l’UQO quelques heures plus tôt, la direction a fermé l’eau des abreuvoirs et les policiers nous ont bloqué l’accès aux toilettes. On a demandé à des policiers s’ils pouvaient nous laisser aller au toilette. Leur réponse : « C’est pas mon problème ».

Discrètement, pressée par son envie, une fille est allée uriner dans un coin. À son retour à la table, un policier s’est approché d’elle et lui a dit de le suivre. Certains se sont levés, le policier a alors tordu le bras de l’étudiante. C’est là que tout a éclaté et qu’on a été témoin de l’une des plus horribles choses qu’il m’est adonné de voir dans ma vie.

Les manifestants, dont un couple de personnes âgées, se sont précipités pour défendre (verbalement et non physiquement) leur camarade. Les policiers ont sautés dans le tas et la pluie de matraques a commencé. Un policier frappait l’homme dans la soixantaine avec le rebord de son bouclier. Il saignait. Sa femme essayait de le défendre. La dame âgée a été projetée sur le sol et a elle aussi reçu de multiples coups de matraques. Une bonne dizaine (sur les 40 étudiants encore présent) ont aussi reçu des coups parce qu’ils tentaient de défendre les deux grand-parents victimes de brutalité policière. On pleurait de colère. C’était franchement dégueulasse et inhumain. Ils ont arrêté l’homme. Pendant ce temps on était hors de nous. Les policiers nous disait de se calmer et de nous asseoir. Ça faisait des heures qu’on était assis et qu’on collaborait avec les policiers. Plus pacifiques que jamais: les médias sur place plus tôt en étaient même étonnés. Mais de voir des personnes âgées se faire tabasser pour avoir tenté de défendre une fille qui se faisait tordre le bras pour avoir pissé dans un pot, c’était de trop.

Après l’arrestation du monsieur, après que l’étincelle eut explosé, on a vu la vieille dame se faire frapper au visage. On le voit dans la vidéo. Criss, on était pacifique.

Après l’évènement on était tous dégoutés. Ça a encore pris des heures avant qu’on soit transporté au poste. On a ensuite été séparé en deux groupes: un vers le poste de Hull, l’autre vers celui de Gatineau. J’étais dans celui de Gatineau. Pendant cinq heures, on est resté incarcéré à sept dans une cellule simple.

On a fini par sortir du poste vers 11h30. On est allé rejoindre nos camarades à Hull pour qui le moment a été plus dur que nous, ils sont restés dans un bus, menottés, pendant près de deux heures avant de rentrer au poste et d’en ressortir vers 2h00 am. Au moins la tension était moins tendue de notre côté, quoique nous étions tout de même des prisonniers politiques arrêtés pour de supposés méfaits. J’insiste là-dessus : les arrestations massives des derniers jours sont arbitraires et fondées sur des divergences politiques. Si le gouvernement respectait la légitimité de nos associations étudiantes et acceptait de nous parler, nous n’en serions pas rendus là. On envoie la police à nos trousses. Des étudiants avec le carré rouge se faisaient interdire l’accès à l’UQO mercredi, il ne pouvaient même plus entrer dans l’université pour assister au cours forcés par l’injonction parce qu’ils affichaient le symbole de la lutte étudiante. Des profs et des étudiants se faisaient engueuler dans les derniers jours à l’UdeM par des agents de sécurité armés de matraques et engagés par la direction. Ils les forçaient à entrer en classe même si aucun autre étudiant n’y était. Ensuite on nous demande de condamner la violence des manifestants? On cherche à diviser notre mouvement en n’invitant pas l’association qui représente 50% des grévistes? Voyons donc! Nous sommes les condamnés d’avance de la machine répressive néo-libérale.

Les 150 étudiants arrêtés hier ont tous été libérés sous promesse de comparaître en cour. On relate dans les médias que nous n’avons pas reçu de contravention pour faire de ces 150 arrestations des cas exemplaires de bris d’injonction. Si nous sommes reconnus coupable, c’est un casier judiciaire qui nous attends. Criminels pour avoir protesté. Tout ça pour avoir pris possession de notre université investie par des G.I. Joe et pour avoir ainsi revendiqué son accessibilité. L’université québécoise appartient à tous les étudiants québécois.

18 avril 2012

Témoignage 1

Je suis arrivée au Pavillon Alexandre-Taché de l’UQO à 9h45, le 18 avril 2012. Nous avions manifesté à la porte principale et avions ensuite pris la rue. À 11h30,nous étions 200 à être détenus et encerclés par divers corps policiers.

Voici ma version des faits de l’incident du 18 avril 2012 à la manifestation d’appui contre l’injonction de l’UQO. Vous retrouverez, ci-joint une carte représentant l’incident et une liste de numéro d’identification de quelques agents de l’escouade anti-émeute de Gatineau. J’espère que d’une manière ou d’une autre, ceci vous sera utile.

13h45 :

Toujours détenus sur la promenade près du Lac des Fées. Nous sommes entourées par les unités rouge et bleue de l’Escouade anti-émeute de Gatineau, le Service de police de Gatineau et quelques agents de la Sureté du Québec.

Vers 14h :

Une rumeur circule parmi les manifestants qu’il est possible de partir, si nous signons un document stipulant que nous nous détachons entièrement de la manifestation. Des manifestants peuvent partir, si quelqu’un (parenté, gardien) vient les chercher. Quelques étudiants partent de cette manière.

Un triage des manifestants débute. Ceux et celles qui portent un masque et un foulard sont les premiers à être détenus et dirigés vers des autobus de la STO.

14h55 :

L’escouade anti-émeute (unité rouge) continue à mettre les manifestants en état d’arrestation et les dirige vers des autobus de la ville (STO).

Nous sommes de plus en plus encerclés par les corps policiers (anti-émeute (bleue et rouge) et le SPVG). Un dernier triage est fait et quelques hommes sont arrêtés par l’escouade anti-émeute et amenés à un poste de police.

Le SPVG prend le contrôle et nous informe que nous avions enfreint un article du Code de la sécurité routière et que nous allions recevoir une amende. On nous explique que nous serions relâchés après avoir été identifiés positivement. Un policier du SPVG demande si nous avions nos cartes d’identité. Je fais signe que oui et on me reconduit de l’autre côté de la promenade sur le gazon.

15h15 :

Je suis relâchée après être identifiée positivement. Le policier de la ville de Gatineau me demande mon nom complet, mon adresse permanente, mon numéro de téléphone à la maison et mon numéro de téléphone cellulaire, ma taille, mon poids, l’université que je fréquente ainsi que le programme qui y est étudié. Il prend en note la couleur de mes yeux, de mes cheveux et ce que je porte. Il me demande si je sais pourquoi je suis arrêtée. Je lui dis que je suppose que c’est parce que j’ai entravé la route. Il me dit que c’est, en effet, le cas, et que je recevrai une amende de 150$ pour une infraction au Code de sécurité routière. Il me précise que je pourrai contester mon amende et que je n’aurai pas de dossier criminel. Il me dit aussi que je dois quitter les lieux et ne pas rester autour de l’UQO et que je dois rentrer directement chez moi. Si je décide de rester ou de continuer à manifester, je serais arrêtée et détenue pour un nombre x de jours. Je décide de partir.

14 avril 2012

Témoignage 1

Cela s’est passé le 14 avril 2012 vers 16h30. Je venais de quitter la marche qui se terminait à la Place des Peuples. Nous marchions, mon amie et moi, dans le couloir qui mène au métro Square-Victoria. Nous étions peu nombreux car nous étions à la tête de la manif. L’ambiance de la marche avait été joyeuse, le temps doux, bref, nous rentrions, sourire aux lèvres d’une belle manifestation citoyenne pacifique.

Devant nous, marchait et discutait paisiblement un groupe de 4 adolescents, deux d’entre eux avait un skate-board et un avait un arc en plastique bleu (clairement un jouet). Je n’ai pas vu les flèches avant «l’intervention» des policiers, (elles étaient probablement rangées dans un sac-à-dos).

À un moment, mon amie et moi avons remarqué deux policiers qui marchaient à vive allure vers ce que nous pensions être un événement grave dans le métro. Jamais nous n’avons pensé que les ados baba-cools devant nous puissent être la cible de leur courroux évident. Nous avons même blagué gentiment sur leur pas décidé.

Et soudainement, l’agression, semble t’il, bien concertée, de ce jeune étourdi qui se prenait pour Robin des Bois…. Deux policiers ont sauté sur le dos de l’ado, ceux qui arrivaient en renfort de tous les côtés (j’ai compté 8 policiers, dès le début). Plus tard, lorsque les badauds se sont accumulés et indignés, plusieurs autres sont arrivés, plus possible de compter….

Aucun de ces policiers n’a tenté d’aborder pacifiquement ce jeune, ils se sont tous rués sur lui.

Les deux policiers qui l’ont assailli par derrière l’ont brutalement poussé au mur, puis jeté par terre et frappé pendant qu’on lui mettait ces espèces de «tie-raps» aux poignets attachés dans le dos.

Mon amie s’est interposée pour protester contre la violence inutile de l’intervention. Tout de suite, deux policiers lui ont brandi la matraque et secoué le diffuseur de poivre de cayenne au visage, visiblement pour l’intimider. J’ai tenté de raisonner les policiers pour éviter que cela ne dégénère, je voyais des badauds s’attrouper, s’indigner.

D’autres têtes grises ont essayé de parlementer avec les policiers, de se porter au secours du jeune. J’ai vu des gens filmer avec des téléphones cellulaires. J’espère qu’ils publieront les images et les feront acheminer aux médias.

Clairement ces policiers ne VOULAIENT pas dialoguer, j’ai eu peur et tenté d’éloigner mon amie, qui en mère de famille était incapable de laisser ce jeune seul face à ce qu’elle jugeait, avec raison, comme une agression non provoquée et mettant la vie d’un enfant en danger.

Les policiers avaient une attitude provocante et même arrogante envers nous. En plus de menacer mon amie avec la matraque et le cayenne, on nous a même fièrement brandi les 2 flèches qui auraient pu nous «blesser» et qui «justifiait» leur «intervention». (J’ai dans ma poche, comme bien des gens, un couteau-suisse bien plus dangereux que ces deux flèches.)

De plus, j’ai été monitrice de colonie de vacances et de camp de jour. Les flèches montrées par les policiers sont pareilles à celles qu’on utilise pour enseigner aux enfants les rudiments du tir à l’arc. Elles sont faites pour transpercer (difficilement) des cibles en paille. J’en ai reçu une ou deux d’enfants imprudents ou inattentifs aux consignes, J’ai bien eu quelques bleus, mais c’est tout.

Alors, apprendre plus tard à Radio-Canada, au TJ 18h, que la version officielle était l’arrestation d’un homme avec une arme prohibée, je me suis sentie interpelée à rétablir les faits.

J’espère que nous serons nombreux à faire de même. Il est intolérable que les gens supposés nous protéger, nous agressent, nous intimident et nous arrêtent sans raison valable, portant atteinte ainsi à nos droits et à la société démocratique que je défends.

Témoignage 2

J’ai été témoin, samedi le 14 avril dernier, d’une agression commise par des policiers sur la personne d’un jeune homme, je dirais peut-être même un adolescent vu sa frêle stature.

Je me trouvais dans un corridor du métro Square Victoria vers les 16h30 en compagnie d’une amie lorsque 2 policiers nous ont dépassées d’un pas très déterminé.  J’ai cru qu’ils étaient sur un appel d’urgence.  J’ai également vu un policier en vélo qui les a dépassé et qui a barré la route à un jeune garçon qui se dirigeait, tout aussi paisiblement que nous, vers le métro avec ses 3 amis.

Le garçon tenait un arc en plastique  (clairement un jouet) et le policier à vélo le lui a enlevé. Les 2 autres policiers ont rejoint leur collègue et ont violemment poussé le jeune sur le mur pour ensuite le jeter par terre, le brutaliser et l’immobiliser.

À aucun moment le jeune n’a fait preuve d’agressivité ou tenté d’opposer une quelconque résistance.

Je me suis mise à crier de le laisser, qu’il n’était qu’un enfant, qu’il ne représentait aucune menace pour nous, que je les dénoncerais.  C’est alors qu’un policier m’a brandit sa matraque et qu’un autre me regardait en brassant un contenant qui, je crois, contenait du poivre de cayenne.

D’autres policiers sont arrivés et l’un d’eux m’a montré deux flèches de pratique de tir à l’arc, comme celles que j’utilisais étant enfant sur des cibles de papier.  Il m’a dit que j’aurais pu être transpercée par l’une d’elle et les a jetées par terre.

Ils ont emmené le jeune garçon les mains ligotées par des attaches autoblocantes en plastique sous les huées des témoins.  J’ai vu des gens filmer ou prendre des photos.

Tout était calme avant l’arrivée des policiers, nous revenions d’une marche pacifique qui avait débuté au parc Jeanne Mance.

4 avril 2012

Témoignage 1

Bonjour, moi et un ami avons été arreté pour attroupement illégal le 04 avril près du metro st-laurent. Nous avons recu une contravention de 146$ chacun. Nous avons suivis des étudiant qui marchais et ses alors comme vous le savez déja que les policier de l’anti-émeute on chargé les gens qui se trouvais a cette endroit la sans pré-avis quelconque.

15 mars 2012

Témoignage 1

Un de nos camarades a reçu ce soir une grenade à la tête. Il se demande ce qu’il peut faire, et aurait besoin d’aide. […] Nous avons documenté sa blessure. Par la suite, il a demandé, sous le choc, à des policiers pourquoi il avait été atteint. Un lui a répondu « just too bad », un autre « ça te donne un beau p’tit look » (en référence à sa blessure au front).

Témoignage 2

Peut-être savez-vous qu’une interpellation par la police de deux personnes en marge de la manifestation a eu lieu derrière la bibliothèque Nationale, dans a petite rue sud-nord dont je ne connais pas le nom. Cela a eu lieu à 18 hr c’est-à-dire bien avant la déclaration de l’illégalité de la manifestation par la SPVM.  J’ai quitté avec deux amis le défilé pour m’approcher j’ai fait signe au gens de venir pour être témoin de la scène.  Je me suis avancé encore puis voyant que les gens ne me suivait pas je suis revenu quelque peu sur mes pas. J’ai sorti ma caméra pour prendre deux photos de cette interpellation où les gens ont été contraint d’ouvrir leur sac. On m’a dit plus tard qu’il y aurait eu arrestation d’une ou des deux personnes. Moi j’ai du quitter parce que un nombre que je nai pu déterminé de ces policiers, au pas de course, arrivait vers moi. Incrédule, un ami m’a dit, ils te veulent à cause des photos. J’ai pris la poudre d’escampette et me suis faufilé dans la manif un peu plus loin j’ai réussi à les semer. J’ai rencontrer ******. Il m’a confirmé que j’avais fait la meilleure chose parce que les policiers sont prêts à prendre les caméras quand il considère qu’il sont pris en image dans des actions douteuses.

Témoignage 3

J’ai été victime d’une fouille illégale sans mon conscentement comme le titre le dit vers 17:00 au coin Saint-Denis/Maisonneuve par l’officier Paquette qui a joyeusement jeté mon Maalox dans les égouts.

7 mars 2012

Témoignage 1

Nous nous sommes retrouvé avec ma compagne (qui n’a rien à voir avec l’UQAM), par hasard, au milieu de la manifestation/blocage sur la rue Sherbrooke. Nous venions du nord avec la ligne d’autobus 80. L’autobus a dévié sa trajectoire. Nous sommes descendu du bus pour continuer à pied. C’est à ce moment précis qu’il y a eu les explosions. Nous sommes restés en retrait voyant que cela pouvait mal tourner,sur le porche d’un hôtel. Nous avons alors vu un manifestant blessé à l’œil : il saignait et avait l’œil vraiment gonflé. Accompagné d’autres personnes il est allé voir une voiture de police à l’arrêt sur la rue Sherbrooke. Le policier consultait apparemment son ordinateur de bord et il n’a délibérément pas pris en compte la demande d’aide du manifestant…au bout d’un moment la voiture a redémarré vers l’est. Ce que je considère comme une non assistance en danger.

Témoignage 2

Bonjour, jétais présente lors de la manifaction de mercredi passé et il y a une bombe qui a éclatée entre moi et mon amie. Pour ma part, jai eu un bleu sur la hanche et jai eu laudition de loreille du meme coté un peu affaibli pour quelques jours. Mon amie a aussi eu des bleus sur la jambe.

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3 réflexions au sujet de « Témoignages »

  1. Peut etre que ce n’est pas pertinent mais voilá.
    Je suis une mere de 46 ans, ma fille de 20 ans est étudiante, lors d’une de mes visites à montreal nous avons participé a une manif étudiante(3 mai). Son cegep n’est pas en greve mais nous appuyons la cause. 4 heures en compagnie de jeunes gens fachés certes mais pas agressifs pour un sou.

    Les seuls signes d’agressivité venaient de la police qui nargue en velo et provoque, on voit bien qu’ils cherchent déliberement la bagarre.
    En tant que mere je suis heureuse de voir qu’il y a des gens qui surveillent la police. Si la police etait mon enfant j’aurais honte et je le punirai d’agir ainsi. c’est inadmissible, nous payons ces gens pour nous proteger!

    Ensemble pour mieux (servir?) je dirais plutot sévir…

  2. Ping : Témoignage du 7 avril | Équipe de surveillance des interventions policières

  3. Le 5 août 2017 alors que je jetais n’allait pas bien côté santé . J’ai eté voir ma voisine qui est infirmière c’est elle qui a téléphoner au 911 pour avoir des paramedics car jetais en dépression car depuis 3 jours je ne trouvais pas mes médicaments que je dois prendre de façon quotidiennes. Mais cest la SQ qui est arrivé et ils m’ont arrêter détenus et j’ai manger une volée qui m’a laissé des blessures et ilssont menti .J’ai des photos, rapport de l’hôpital et je dois aller me défendre à la cour municipal de st’-hyacinthe. Qui peut m’aider.

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